180 jours et le coeur plein

Quatrième de couverture 

Les miens d’abord.

C’est avec cette belle résolution qu’Olivia reprend son travail d’enseignante au primaire après un long congé de maternité. Épidémie de poux, collègue un peu zélé et parents parfois imprévisibles : elle doit vite se replonger dans les aléas du métier. Refusant que ses proches ne récoltent que les miettes de sa présence, elle s’applique toutefois à s’occuper de ceux qu’elle chérit plus que tout. De son bébé qu’elle devra laisser aux bons soins de la gardienne. De ses jumeaux de sept ans, qui vivent des hauts et des bas à l’école. De son père, avec qui elle entretient une relation boiteuse et dont la santé faiblit. Et de l’homme qu’elle aime à la folie.Mais, lorsque ses élèves lui en demandent tous plus les uns que les autres, que la belle Ophélie refuse de parler, qu’Axel trimballe en classe ses amis imaginaires et que Jolan se réfugie sous les meubles comme un animal farouche, Olivia remet en question certaines de ses décisions. Pourquoi a-t-elle choisi ce métier, qui la laisse trop souvent la tête et le corps vides… mais le coeur plein?

Mon avis

Je n’ai pas lu 180 jours et des poussières et je pense que c’est inacceptable ! Je devrai me le procurer dans les plus brefs délais ! 180 jours et le cœur plein m’ont marqué, comme jamais un livre ne m’a marqué… 

Sans être un professeur, j’ai été capable de me retrouver plusieurs fois dans le roman de madame Marcotte. Lorsque j’avais mon service de garde à la maison, j’ai été plus d’une fois témoin de la première scène du livre… ce moment ou une maman vous tend son enfant, les yeux pleins d’eau… la première fois qu’elle laisse la prunelle de ses yeux à une autre femme, qui deviendra en quelque sorte, une deuxième maman pour la chair de sa chair !

 Ensuite, il y a eu ce moment où Olivia laisse ses jumeaux à l’école, une école qui n’est pas la sienne, qu’elle les regarde évoluer loin d’elle… Quand sa petite fille se fait « écœurer » à l’école et qu’elle réalise qu’elle ne peut rien faire… Là aussi je me suis senti interpellé… Lorsque je suis dans la cour d’école à faire la garde de tous ses enfants qui ne sont pas les miens, je suis tout de même en contact avec mes propres enfants, quand Dylan ou Madyson sont seuls dans un coin, que je les vois mais que je ne peux pas vraiment faire quelque chose, quand Lindsay se chicane avec ses amis… Lorsque je suis dans la peau « d’aide enseignante », mon devoir est d’essayer de ne pas m’en mêler, et laisser les autres y aller… ce n’est vraiment pas facile !

Et finalement, le rôle du professeur… Non je ne suis pas prof, mais je côtoie à chaque jour plusieurs enfants qui ont des défis, comportementaux, tdah , trouble de l’opposition, autisme… tous ces enfants sont comme les miens lorsque je porte ma salopette d’aide enseignante ! Quand l’un d’eux arrive de mauvaise humeur le matin parce que maman n’a pas voulu qu’il mange ses céréales préférées, ou quand un autre ouvre sa boîte à diner et qu’il n’a pas ce qu’il aurait voulu avoir… tout ça c’est réel, ça arrive dans toutes les écoles, et tous ceux qui travaillent dans ce domaine y font face à tous les jours ! 

Je pense que c’est ce qui fait la beauté de ce livre, le fait que l’auteur nous dévoile la réalité des écoles avec un petit plus, la réalité de tout ces professeurs qui se donne un mal de fou afin de rendre les enfants heureux et bien dans leur classe ! 180 jours et le cœur plein est assurément un livre magnifique, qui se lit comme on boit un bon verre de lait chaud avant d’aller dormir, d’une douceur incroyable et d’une vérité qui nous fait réalisée à quel point concilier le travail et la famille n’est pas toujours aussi facile que ça en a l’air ! 

Merci aux Éditions de Mortagne Ainsi que christine et Julie pour ce partenariat

POur acheter ce livre

 

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