La petite fille en haut de l’escalier

Quatrième de couverture

C’est un destin bien singulier que celui de ma mère, quand on y pense. Certains enfants ont été élevés dans des tentes, des roulottes, des chambres d’hôtel, des orphelinats, des bungalows de banlieue ou des châteaux, d’autres ont sans doute grandi dans des endroits plus insolites et même improbables, mais je parierais que rares sont ceux qui auront passé leur jeunesse dans des presbytères.

À l’automne 1920, Martine a quatre ans et s’apprête à passer sa première nuit chez son oncle, curé. Sa mère vient de mourir. Son père l’a abandonnée. Ses frères et sœurs ont été dispersés aux quatre vents. La petite aurait besoin d’être consolée, mais son oncle refuse de la gâter. Du haut de l’escalier qui mène à sa chambre, Martine se dit qu’elle devra s’habituer, que ce sera toujours comme ça. Ce soir-là, elle se construit un blindage que personne ne réussira jamais à percer.

Dans ce récit doux-amer où jaillit néanmoins l’humour qu’on lui connaît, François Gravel raconte la vie de sa mère, cette femme complexe qui laissera à son tour ses enfants « en haut de l’escalier ».

Mon avis

La petite fille en haut de l’escalier est un roman assez court, qui se lit très rapidement ! L’auteur fait la navette entre deux périodes : l’enfance de sa mère et la sienne ! Les transitions sont très bien effectuées et on ne se perd pas dans l’histoire ! Par contre, nous ressentons beaucoup d’amertume dans ce roman qui est soit dit en passant, un fait vécu…

L’auteur nous raconte comment sa mère a été élevée, bien malgré elle, dans un presbytère avec son oncle… Même si l’on peut croire que celle-ci à eu une enfance difficile avec la couverture et le titre, on se rend vite compte que finalement, ce récit est plutôt un règlement de compte entre l’auteur et sa défunte mère, décédée à un peu plus de 100 ans ! Tout petit, François posait des questions à sa mère sur sa vie mais n’en récoltait que les mêmes réponses vagues et sans intérêt pour son jeune âge. Sa mère proclamait haut et fort que les malheurs la poursuivaient, mariage malheureux, longue vie malheureuse… Finalement rien ne pourrait nous laisser croire qu’elle a profité pleinement de son existence ! Elle semblait avoir enfouie au plus profond d’elle-même, un grand secret qui l’empêchait d’être ce qu’une mère devrait être… 

Étant une véritable énigme pour son fils, elle en devient une pour nous aussi, c’est probablement pour cette raison qu’on le lit aussi rapidement ! On a bien hâte de découvrir les petits secrets de Martine, mais malheureusement nous n’en apprenons pas bien plus que Monsieur Gravel !

Finalement, je pense que ce roman a surement aidé monsieur François Gravel à enlever un poids qu’il avait sur les épaules depuis longtemps ! Par contre, je ne peux pas dire que ce livre est un coup de cœur car ce n’est pas le cas. Bien-sûr, j’ai tout de même apprécier ma lecture car pratiquement tous les livres que je lis m’apporte quelque chose de positif et de différent !

Merci à Québec amérique pour ce partenariat

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