Parfaite

Quatrième de couverture

Je ne demande pas grand-chose à la vie. Je veux juste être la meilleure.

La meilleure élève, celle qui obtient toujours la note la plus élevée de la classe, peu importe la matière.

La meilleure fille pour mes parents, qui ont déjà assez de préoccupations avec la ferme, mon frère hyperactif et le manque d’argent.

La meilleure amie pour Katy, ma best depuis toujours, même si je sais qu’elle se sert de moi.

Et, même, la meilleure des « victimes ». Celle qui a surmonté la plus terrible épreuve de toute sa vie : un enlèvement… Et sans aucune séquelle !

Bref, je veux exceller dans tout.

Pourtant, quelque part en moi, il y a cette voix qui ne cesse de me répéter que je pourrais être plus-que-parfaite. Mais comment ? Arrête de bouffer, pauvre conne.

L’histoire d’Annie est basée sur un fait vécu.

L’anorexie n’est pas qu’une recherche absolue de la minceur. C’est la manifestation d’un profond mal-être, l’émergence d’une personnalité ultra performante, qui se fixe des objectifs irréalistes (pas seulement au niveau de l’image corporelle), qui se pousse au-delà de ses limites pour les atteindre et qui éprouve un sentiment de culpabilité constant lorsqu’elle n’y arrive pas. Au Canada, une adolescente sur trois souffre d’un trouble alimentaire, et une centaine de personnes en meurent chaque année. Les causes de l’anorexie sont nombreuses et complexes, voire insidieuses, ce qui la rend difficile à prévenir. Cependant, le rétablissement est possible, même s’il peut parfois être long et ponctué de rechutes.   

 Mon avis

Comme vous devez surement vous en douter, je suis tombé sous le charme de la collection Tabou, quand j’ai eu à choisir laquelle je voulais m’acheter j’ai passé un bon 30 minutes à les passer un à un, et à me demander lesquelles je choisirais ! Finalement mon choix s’est arrêter sur 2, dont « parfaite » … Pourquoi ? Parce que l’anorexie est un sujet qui me touche énormément !

Plus je lisais, et plus l’histoire derrière « parfaite » semblait me dire quelque chose… à un moment le déclic s’est produit et j’ai retrouvé la petite Véronique de « L’enlèvement » et là tous les morceaux se sont recollés, Annie, l’anorexique était en fait la petite fille qui s’était fait enlever par un homme lorsqu’elle avait 8 ans, puis, L’histoire prenait tout son sens, la suite était prévisible pour cette jeune fille qui avait vécu un calvaire ! À partir de ce moment je ne pouvais plus me détacher du roman, je devais continuer et connaître la suite ! Même si les deux personnages ne portaient pas le même prénom, elles ne faisaient qu’une et je n’ai pas pu m’empêcher de m’y attacher encore plus !

Il faut de la force et du courage pour devenir anorexique, mais il en faut encore plus pour s’en sortir, il ne suffit pas de se remettre à manger, c’est un travail énorme qu’il faut faire sur soie et à l’intérieur de notre tête ! Dans mon cas j’aime beaucoup trop manger pour même essayer de m’en priver, mais pour certaine c’est un lourd combat chaque jour, chaque heures… chaque minute, et tout ce qui leur passe par la tête est tellement déstabilisant ! Et là on voit les gens autour d’eux qui se rendent compte de rien, on devient en colère, frustrer, on est triste, on aurait le gout d’aller brasser ceux qui ne voit pas et prendre dans nos bras la personne qui se fait du mal… puis finalement on se rend compte qu’on ne peut rien y faire, car le combat est perdu d’avance si la personne en question ne comprend pas son état…

Ce que j’aime par-dessus tout de la collection Tabou, c’est que les sujets traités sont basés sur la réalité, ce sont des faits qui arrive partout dans le monde, et ce à tous les jours ! C’est frappant de lire un livre que tu sais que tu as surement déjà croiser une personne un moment donné qui vit ou à vécu ce genre de situation ! J’adore les faits vécus, et même si le fin fond de ces romans sont un mélange de fiction et de réalité on sait que n’importe qui pourrait se reconnaître dans les personnages.

Une fois de plus je ne me suis pas tromper sur mon choix de lecture, même si c’est un sujet très dur et que j’ai eu mal plusieurs fois au cours de ma lecture j’ai apprécier de connaître le fin fond des pensées d’Annie, car comme ça, ça m’a permis de connaître un peu plus cette maladie, et ça m’a ouvert les yeux aussi sur ma façon de réagir face à cela… On ne sait jamais, la vie nous réserve pleins de surprises et dans mon métier, il se pourrait qu’un jour je doive faire face à une situation similaire.

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